LE PETIT DÉJEUNER-PRIÈRE NATIONAL AU CANADA

Le petit déjeuner-prière national est une rencontre œcuménique annuelle, où des femmes et des hommes d’horizons différents se rassemblent avec nos élus afin de prier pour le Canada dans l’esprit de Jésus Christ. Ce rendez-vous annuel existe depuis 1964. En fait, à l’exception de 1968, alors qu’une élection fédérale avait obligé son annulation, le petit déjeuner-prière national est la plus longue activité à avoir été tenue annuellement et sans interruption sur la colline du Parlement. Il s’est déroulé pour la première fois à Ottawa en juin 1964.

Le petit déjeuner-prière a vu le jour lorsque des députés ont commencé à se rencontrer au cours de petits déjeuners privés et apolitiques pour discuter de leur foi et de questions qui les touchaient. Ce groupe se réunissait alors sous la direction de l’honorable Walter Dinsdale (Manitoba) et  de M. Robert Thompson (Alberta).

Dans les années qui ont suivi, il devint évident que pour continuer à se développer, ce ministère avait besoin d’une direction à temps plein. Kent et Kay Hotaling, un couple originaire de Seattle, dans l’État de Washington, déménagent donc au Canada en 1968 pour inciter encore davantage les dirigeants à se rencontrer régulièrement. Résultat : des groupes commencent à se réunir dans de nombreuses villes et capitales provinciales et, par la suite, des petits déjeuners annuels sont organisés dans la plupart des provinces canadiennes.

Quand les Hotaling retournent aux États-Unis en 1972, un groupe demande à Bill et Sandra Bussiere d’envisager de quitter leur entreprise de Montréal pour prendre les rênes du mouvement. Bill, son épouse Sandra et leurs trois filles déménagent donc à Ottawa et Bill accepte de consacrer du temps aux députés et à d’autres dirigeants de partout au Canada.

Dès le début, le petit déjeuner-prière a toujours comporté deux caractéristiques particulières. Premièrement, cette manifestation devait être animée par une personne laïque. On estimait que les laïcs étaient mieux placés pour établir des rapports avec les dirigeants.

Deuxièmement, il fallait (surtout chez les politiciens) que toutes les activités soient menées de manière discrète, sans publicité. L’objectif principal était de nouer des relations, et pour ce faire, rien de mieux qu’une démarche tranquille, personnelle et confidentielle.

Dès le commencement, il a été convenu de fixer une série de conditions. Premièrement, il n’y aurait aucune organisation officielle : aucun président, aucun secrétaire ou trésorier, aucun nom officiel, aucun conseil d’administration, aucun organisme auquel il faut adhérer ou appartenir. Seulement la responsabilité que s’imposent quelques amis ayant pour vision commune de louanger le corps du Christ. Cependant, un organisme de bienfaisance a été créé pour permettre aux gens de soutenir financièrement cette œuvre. La Fondation des Amitiés canadiennes est un organisme caritatif à charte fédérale, qui sert uniquement à financer les activités du petit déjeuner-prière. Toute aide supplémentaire est offerte bénévolement.

Il a été aussi convenu que le travail effectué sur la Colline serait simple et limité. L’accent devait être mis uniquement sur Jésus Christ et non sur une organisation. Lorsqu’on appartient à une « organisation », il y a toujours un risque qu’on finisse par s’y identifier et qu’on perde de vue la raison première de son engagement.

Le seul programme consistait à se soucier des gens!

Au fil des ans, il y a eu des changements à la direction. Après la mort de Bill Bussiere en 1994, Jim Lee a pris la barre du petit déjeuner-prière, mais à temps partiel. L’épouse de Bill, Sandra, a également travaillé avec Jim, et les députés ont continué de se rencontrer une fois par semaine et de tenir les rendez-vous annuels du petit déjeuner-prière national.

En 2004, Jack Murta, ex-président du petit déjeuner-prière parlementaire hebdomadaire et député de 1970 à 1988, s’est senti appelé par Dieu pour envisager la possibilité de travailler avec les députés sur la Colline. Après une période de réflexion, Jack et son épouse Lyn sont revenus à Ottawa en 2005. Il continue aujourd’hui de travailler avec des dirigeantes et des dirigeants de différentes régions du Canada.